Ailleurs... avec vous. Je quitte une vie, en démarre une nouvelle. Mais, encore et toujours, avec vous dans mes bagages. Bienvenue !
Week-end de Pâques, c'est décidé, on sort de Nouméa comme des grands, direction LE SUD. 300 km en 3 jours, facile. Sauf qu'on est en Nouvelle-Calédonie.
Petite carte piquée sur le web : comme vous pouvez le voir, on part de Nouméa,
déjà très au sud (côte ouest) pour dépasser Mont-Dore et remonter jusqu'à Yaté par la côte méridionale.
Donc, une fois sortis de la ville, on oublie les routes : bonjour les pistes, nids-de-poule inclus. Assez étonnant de découvrir un territoire entier du pays, pourtant développé, sans routes dignes de ce nom. D'où les énormes 4x4 qui pullulent, tout s'explique.
Deuxième évidence qui s'offre à nous une fois sorti-e-s de la capitale : au sud, la terre est très, très rouge... Et les paysages très très
sauvages...
Alors, après une petite heure de route, le paysage donne à peu près ça...
La terre est rouge, le sable aussi. Exit les plages immaculées, à la baie de Port Boisé il faut être prêt à sacrifier son maillot de bain et ses habits clairs pour se frotter à la latérite, roche très rouge qui abonde dans le sud. Pour tout vous dire, après un week-end en tongs, on aurait dit que mes pieds étaient teints au henné.
Pas vraiment de ressemblance avec l'Îlot Maître
! (cf. billet précédent)
Ce week-end était à vrai dire assez foutraque : la voiture lancée sur les routes (euh, les pistes), nous nous sommes un peu laissés porter par le vent. Aucune infrastructure touristique, à peine quelques vagues panneaux deci-delà. Au premier "camping" nous bifurquons pour nulle part (vous commencez à comprendre que c'est souvent le cas ici), arrivons chez des gens... Ah non, dans un camping. A gauche, une maison perdue dans les cocotiers, à droite un vaste bosquet au bord de la mer (ci-dessus) où planter les tentes et suspendre les hamacs. En clair, on a joué aux Robinson Crusoë et c'était chouette ! Repas au feu de bois, nuit sous les arbres (et pour la 1e fois, on a failli mourir de froid : OUI il peut faire très très frisquet même sous les Tropiques. Note pour moi-même : acheter un sac de couchage), photos sur la plage (ci-dessous)... Un vrai dépaysement into the wild.
Même plage de nuit, avec un temps d'exposition
de l'appareil-photo d'1 min, ce qui explique la clarté.
Au loin, des bâteaux, en haut les étoiles !
La Baie de Port Boisé nous a également offert une jolie balade "du Trou d'Eau" en bord de mer, entre pins et palétuviers. Le temps s'arrête, plus que le ciel bleu, la forêt, la mer... et nous.
Les palétuviers, les pieds dans l'eau avec
leurs racines apparentes
De
temps à autres, le paysage se découvre. Vue sur la baie
L'occasion de s'amuser avec l'appareil dans le soleil déclinant
Un peu partout le regard est attiré par des curiosités cachées
Qui coïncide avec notre arrivée au "trou d'eau". Pour le coup, on a tellement fait durer la balade qu'on ne profitera pas vraiment de la baignade, il est temps de rentrer.
Toujours quelques petits délires photographiques...
Baignade pour finir tout de même !
Le lendemain nous partons pour la Baie de Goro après une pêche matinale. Oui vous avez bien lu, je me suis essayé à taquiner le poiscaille, sous
l'oeil "bienveillant" de mon instructeur-en-chef (après, la chasse, la pêche, mais que va dire papa !) Autant vous dire que je n'ai rien pêché, mais j'avoue, on s'est bien amusés. Pour
information, j'ai pêché la seiche à la TURLUTE. Hum. Ces pêcheurs sont plein d'humour...
On a ensuite établi le camp dans un deuxième camping en bord de mer (cette fois-ci, on s'est vraiment endormis au son du ressac, terrible). J'aurais bien voulu vous montrer en image la splendide cascade qu'on a escaladé lestement le lendemain après-midi, mais malheureusement j'y ai fait tomber mon appareil dans l'eau, gné... Heureusement il a survécu, mais sur le coup, point de photo.
On a embrayé sur une sortie "kayak de mer" loué au propriétaire du camping --un sympathique Provençal marié à une Kanak, je suis toujours impressionnée de voir ces couples mixtes défrayer les assignations identitaires et culturelles qui nous empêchent d'ordinaire de comprendre l'autre, cette altérité.
L'occasion d'emmener, une fois de plus, les cannes à pêche (je crois que vous l'avez compris, je suis amoureuse !) au fil de l'eau. L'un pagaie, l'autre pêche, on alterne, heureusement personne ne filmait, je suppute un duo à la Laurel et Hardy assez ridicule (mais très rigolo je n'en doute pas !). Au final, j'ai ma 1e touche, halleluja. Malheureusement le malotru s'est échappé, me laissant toute dépitée. Ce n'est pas grâce à moi que l'on mangera ce soir... Et pas non plus grâce à Bastien, qui lui se fait gober l'hameçon tout cru sans voir l'ombre d'une écaille, hahaha ! (rire frustré, j'aurais vraiment vu de bon ton un bon gros poisson sur notre barbecue nocturne)
Et pour finir, tandis que la plupart d'entre vous courait joyeusement l'oeuf en chocolat et frôlait la crise de foie, nous nous en fûmes joyeusement du côté de Yaté. Point de cliché du lac, pourtant notable mais pas très photogénique ; en revanche, une longue balade et une baignade dans la rivière, que demander de plus ?
Photo cliché devant la Baie de Yaté
Rando dans les hauteurs ; au loin, très loin,
quelque part, le lac de Yaté
Sur ce je vais vous laisser, pas loin d'une heure et quart pour charger ces fichues photos, il va être temps d'embrayer sur la suite... Comme vous le voyez, les paysages défilent et ne se ressemblent pas, j'espère arriver à mon but final vous motiver à venir nous rendre visite ! De mon côté, je continue de programmer les week-ends, en espérant continuer de découvrir ce pays magnifique.
Donnez-moi de vos nouvelles vous qui passez par là.
A très bientôt,
Sarah*