Et voilà, après une petite phase de transition, me voilà enfin parée pour donner des nouvelles !
J'ai plein-plein de choses à raconter, pour vous dire, je ne sais même pas par quoi commencer... ! Bon, si j'étais pragmatique, je dirais, euh... ben le début tiens, soyons originale.
Une nouvelle vie ça commence par quoi ?
Pardi, par un
déménagement !
Tout d'abord, je ne sais pas si vous avez déjà remarqué, mais Toulouse est sacrément loin de Pontigné. A vue d'oeil, je dirais... 563 Km, c'est-à-dire environ 6h13 de voiture et 62 euros 28 de
carburant (merci Michelin).
Evidemment, et sinon ce-ne-serait-pas-drôle-n'est-ce-pas, je ne pouvais y aller en voiture (eh oui, mes parents travaillent... et je n'ai pas [encore !] de voiture) ; à ce que cela ne tienne,
optons pour le
train.
Le train pose un problème majeur : les bagages.
Parce qu'il est absolument inimaginable qu'une jeune fille de 18 ans parte pour un an sans...

Eh oui, y'a de quoi faire. Et comme passer un an loin de
vous me paraît à la limite de l'inconcevable, autant prévoir le réconfort nécessaire. Donc, pas question d'y aller les poches vides !
Du coup, nous optons pour le transport SNCF des bagages, ce qui est bien sûr :
...un peu plus cher,
...un peu plus long (compter 5 jours d'attente. Ne pas se tromper en faisant sa valise !)
...un vrai crève-coeur !
Qu'est-ce que je prends ? Qu'est-ce que je laisse ?
Si j'avais pensé à prendre une photo, je vous aurais assuré un bon quart d'heure de bidonnage : à peine si l'on pouvait pousser la porte de ma chambre, entre, étalé par terre :
- les fringues (moi qui me plains tout le temps de ne rien avoir à me mettre, je relativise ma situation),
- les bouquins (argh, je laisse ma bibliothèque aux soeurs ; j'ai prévu des représailles terribles si jamais...),
- les babioles déco (la galère à emballer, ma parole),
Et tous les petits machins qui ne servent à rien mais dont vous n'imaginez pas vous passer.
Et tous les trucs chiants dont vous vous passeriez bien mais qu'il faut caser dans un coin (et bien sûr on oublie toujours quelque chose ; j'ai ma visite médicale dans quelques jours, et je suis
sans carnet de santé... D'ici que je me retape tous les vaccins, y'a qu'un pas.).
Y'en a certainement qui se gondolent, mais moi c'est mon premier déménagement (le dernier, j'avais 5 ans, alors...). Et comme je n'ai pas trop l'esprit pratique en ce qui concerne le
rangement (mot que je viens tout juste d'intégrer à mon vocabulaire, respect ! Y'en a qui ne le connaissent toujours pas...)
Enfin, après moult déchirements ("Mais, maman, j'en ai trop besoin de çaaaa !"), face au bourreau impitoyable ("Mais que veux-tu faire d'un dictionnaire des prénoms ?") [
non, c'est
pas vrai, j'ai pas osé le mettre dans la valise, huhu.], qui eut quand même le mérite de faire entrer ma chambre dans 3 malles de 30 kg chacune, je pris le parti d'aller me reposer pour la
dure journée qui m'attendait.
Me
reposer ? AHahAH
Ce serait oublier un petit détail : chaque malle doit faire 30 Kgs, PAS PLUS. Hum. Je me dois de vous raconter ça. C'est trop drôle.
Imaginez un peu :
Nous sommes mercredi 19 septembre, il est minuit passé, je pars vers 6h le lendemain.
Mes parents se sont tapés toutes les malles à remplir (mon visible non-sens pratique les ayant quelque peu déconcertés... Et parce que ce sont tout simplement mon pôpa et ma môman !).
Je suis fatiguée, ils sont fatigués.
Mais les bagages sont-ils aux normes ? Tadaaaaam,
suspense.
Comment savoir, je vous le demande.
La réponse la plus simple étant : en les pesant. Nous y pensâmes figurez-vous, mais ces bagages, voyez-vous, étaient 100 fois trop gros pour notre pèse-personne. Eh oui, dans la famille, on
arrive encore à être plus hauts que larges !
Aussi fallut-il trouver une solution plus adéquate.
Mon père, cet homme (hein qu'il est costaud mon pôpaaa), se proposa pour les porter (chacune son tour. C'est pas SuperMan non plus !). Cela donna lieu à une franche partie de rigolade. Fallait
nous y voir. Coincés dans un coin de la véranda, entre mon père soufflant comme un taureau (hein qu'il est fort mon p...), ma mère et moi en train de se contorsionner pour lire le petit nombre
("Mais bouge pas papa, le résultat n'est pas encore affiché ! Ah, mais non, descends vite, il est là !! Ah, euh. Non, en fait").
Bref, 30 Kg chacune. PILE POIL. Trop des bêtes, comme dirait l'autre.
Demain est un autre jour. Là, allons vers un repos bien mérité.
Dernière nuit dans mon lit. Dans ma maison. Mine de rien, qu'est-ce que je peux être émotive...
1h, extinction des feux.
1h10 : Mamaaaan, j'ai oublié de prendre mon chargeur de portable ! Dans quelle malle il est ? Ben, euh, aucune idée... [entièrement véridique]