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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 04:12

Coucou les jeunes et les moins jeunes,

 

Après un petit tri de mes photos, je me rends compte qu'il manque beaucoup de péripéties calédoniennes à cette version bloguiesque de l'aventure. Je m'en vais donc vous compter notre week-end du 1er mai, haut en couleur, c'est le moins que l'on puisse dire. Comme diraient les journalistes, la suite en images !

 

*

 

Le week-end précédent nous ayant laissé un petit goût d'inachevé, nous voilà repartis dans le sud. L'occasion pour nous d'étrenner notre vaillante 106, tout juste achetée. Vous reconnaîtrez les terres rouges que nous commençons à connaitre "pas trop mal" (comprendre : le prochain week-end, on essaye autre chose que le sud).


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Rivière des pirogues, à l'embouchure de l'océan

 

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Grande spécialité du sud : la traversée de creeks (gués) en voiture, plus ou moins aisée

selon les précipitations des jours précédents... et la voiture du pilote, bien évidemment.

 

Après 1h de bagnole en sortant de Nouméa, laissez-moi vous présenter l'Îlot Casy, tranquillement installé dans la Baie de Prony.

 

P1050268.JPGVue sur la baie de Prony. Au loin, l'Îlot Casy

 

Le soleil était correct en partant, mais une fois arrivés sur le rivage la pluie nous a rattrapés. Pour camper sur un îlot, activité très à la mode en Calédonie, on aura connu plus motivant. Comme sur beaucoup d'îlots, une navette privée (ici le Casy Express) vous transporte aller-retour pour un prix... qui peut faire réfléchir lorsque s'y ajoute la probabilité de passer la nuit sous la pluie. Ajoutez à cela que ce sera avec l'option "camping sauvage" (ni sanitaires ni eau potable sur l'îlot, il faut être autonome) et qu'il faut attendre le lendemain après-midi pour rentrer, la question de payer ou non les 6600 FCPF (env. 55€) se pose. Alors, on se la joue à quitte ou double ?


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Îlot Prony, vue du rivage à la nuit tombante

 

Vous l'aurez deviné, vos aventuriers en herbe n'ont eu peur de rien. Un coup de bâteau, et nous voilà arrivés. A bord, ça cause poissons avec le pilote qui nous décrit la région et les superbes pêches réalisées dans le coin, au grand désespoir de notre tarn-et-garonnais qui n'a ni canne ni harpon sous la main (et pour cause, l'îlot est dans une réserve marine protégée, il faut s'éloigner du rivage en bateau pour en sortir).

 

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C'est déjà le début de l'hiver dans l'hémisphère sud : il est 17h et le soleil se couche,

le temps de faire un rapide tour de reconnaissance... Et de remettre à demain l'exploration de l'îlot.

 

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Camping au bord de l'eau, plus ou moins seuls au monde, et surtout loin de la ville...

 

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(Cliquez pour voir les deux photos en plus grand)

 

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Le camping sauvage veut donc dire retour aux cycles du soleil : repas du soir à 18h, couchés 19h...

 

Le lendemain, réveillés tôt par le soleil qui a refait son apparition, nous partons à la rencontre des sentiers de randonnée qui parcourent Casy de long en large. De quoi avoir une vue à 360°...

 

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Vue du sommet de l'îlot Casy -- "moi aussi un jour j'aurai un bâteau..."

 

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Vue de l'autre côté, de quoi se rendre compte par nous-mêmes pourquoi autant de géologues

se retrouvent en Nouvelle-Calédonie, fort à propos appelée "le Caillou".

 

P1050236.JPGNon, nous ne sommes pas sur un volcan !

 

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Photo certifiée sans retouche

 

P1050245.JPGLes plages de sable fin ne sont pas loin pour autant

 

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Balade sous les arbres gigantesques de la grève

 

Voilà pour un court récit en images de nos 24h sur Casy : une grande rando jusqu'au sommet sous le soleil de plomb et à travers le maquis minier (végétation particulière au sud), une plongée PMT au-dessus du corail défoncé par les bâteaus (mais avec de jolies choses à voir quand même)...

 

Nous quittons l'île dans l'après-midi pour continuer notre chemin vers Yaté.

 

P1050272.JPGVoilà le genre de pistes qui sillonnent le sud

Autant vous dire qu'il faut avoir des suspensions solides

(Et encore, vous n'avez pas vu les nids-de-poule)

 

P1050282.JPGL'usine de Goro Nickel

 

Nous dépassons Goro Nickel, usine d'extraction de nickel perdue au milieu de nulle part. Les cols se succèdent... et les freins lâchent. Grosse blague du week-end, je dois dire.


Pour résumer, j'ai descendu le col de Goro sans freins, en première, avant que Bastien ne se rende compte en reprenant le volant ensuite que "vraiment, ça ne freine pas du tout". Je ne vous dit pas les sueurs froides quand on s'en est rendus compte après avoir descendu le col qu'on n'était pas passés loin du ravin... Je vous passe les détails, mais le retour a été assez épique : la nuit tombait, on a arrêté un Kanak qui passait par là et qui nous a fourni du liquide de freins tout en foirant notre purge avec une pince à la noix, on est ensuite retournés sur nos pas pour demander de l'aide à l'usine qui était quasi vide parce que dimanche soir... et on est rentrés à Nouméa. Ne le dites à personne surtout, parce que ce n'étais pas spécialement sécurisé, vu le nombre de cols qu'il a fallu repasser... avec un simple frein moteur (bah oui, parce que le frein à mains était distendu, sinon ce serait moins drôle).

 

*

 

Vous l'aurez compris, nous sommes des warriors (et des chanceux aussi, je dois le reconnaitre), pas refroidis pour un sou (ou si peu...) et je vous promets d'autres billets hauts en couleurs. Pour le moment, je m'en retourne à mon mémoire ; vous savez, ce truc inventé pour faire ch*** les étudiants qui s'éclatent à l'autre bout du monde...

 

Bon week-end à tous, et pensez à moi, enfermée alors que le soleil brille et que la plage m'appelle. Heureusement, j'ai un mental d'acier.

La preuve, je ne suis pas du tout en train d'écrire une note de blog au lieu de travailler.

 

Sarah, travailleuse acharnée

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  • : Mes pérégrinations
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Salutations

  S'installer ailleurs, une grande aventure...
Je la vivrai avec vous, si vous le voulez bien :).
 

Je suis là, blottie dans mon lit, sous la couette : musique à fond, des étoiles au plafond, mes bouquins pour dessus-de-lit, mes dessins pour oreiller, et vous pour m'accompagner dans ce drôle de rêve. 

Pour autant, rien n'exclut les moments de folie, les fous rires endiablés, les délires assumés et les prises de position passionnées !
Aussi je vous invite à suivre mes pérégrinations... aussi bien virtuelles, que visuelles, imaginaires, touristiques, méditatives, sentimentales, estudiantines ou festives. 
Bien à vous,
Astérie*

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